Le 491
« [...] Preparadise sorry now est essentiellement insupportable. [...] C’est cela, il existe dans ce spectacle une sorte de maldonne entre le jeu et le fantasme du jeu, tant d’ardeur dans l’interprétation, tant de commentaires de la violence elle-même l’energise et la renvoie sans traitement aucun, brute, informe, sur le spectateur. Non les petites pointes d’humour ne sont que grasses et faciles (entre la chorégraphie parée pour la bande-annonce et quelques scènes limite potaches, plus ou moins en costumes, plus ou moins realistes) font d’une création qui promet d’être sobre une sorte de catalogue activiste et du texte de Fassbinder une erreur de jeunesse. Et puisqu’il est dit quelque part que les cris et les pleurs font presque humains, dites-leur de cesser leurs cris et leurs gesticulations et montrez-nous celle-là même qui n’a pas la pudeur de cacher son entrejambe, le public tout nu, victime de toutes façons. »

 Mouche