Le Progrès de Lyon
« [...] Christian von Treskow a fait travailler les douze acteurs de le promotion 2001 sur le registre du mouvement du corps pour, selon lui, mettre en lumière le décalage entre le style épuré de la pièce et l’horreur des sujets qu’elle aborde. Seulement, cette lecture immédiate, presque mécanique, traitée à la manière d’une succession de clips, crée un sentiment de malaise qui augmente au fur et à mesure que s’accentue la provocation, souvent gratuite, de certaines scènes. Au premier degré, déconnectee de toute réalité historique, "Preparadise Sorry Now" semble relayer une idéologie perverse, celle-là même que dénonçait Fassbinder. Sur le plateau nu, baigné dans une lumière crue, les interprètes déboulent dans un ballet ininterrompu où ils mouillent leur chemise (quand il leur en reste une). Seule leur formidable énergie et leur implication dans chacun des personnages qu’ils assument successivement, permttent au travail de Christian von Treskow de ne pas sombrer dans le conceptuel. [...] »

A. Mafra